Renforcement musculaire après une chirurgie de l'obésité ?

La chirurgie bariatrique est devenue un choix stratégique dans certains pays afin de lutter contre le fléau de l’obésité. Cela s’est traduit par une hausse spectaculaire des interventions chirurgicales visant à traiter l’obésité.

La chirurgie bariatrique demeure un acte incomplet pour remédier à l’obésité, si elle n’est accompagnée d’une activité physique adaptée (APA).

Qu’est-ce que la chirurgie bariatrique ?

La chirurgie bariatrique est un traitement de l’obésité qui vise à limiter la prise alimentaire en limitant l’absorbation de la nourriture dans l’estomac.

La digestion chez l’être humain commence dans la bouche, là où la nourriture est, en premier lieu, mâchée, puis mélangée avec des sécrétions contenant des enzymes en plus de la salive.

Par la suite, la nourriture atteint l’estomac, avant d’être mélangée avec des sucs digestifs, puis décomposée en nutriments en calories afin qu’elle soit absorbée.

Les mécanismes de la digestion deviennent plus fluides, une fois que les aliments arrivent dans le duodénum, là où ils sont mélangés avec de la bile et du suc pancréatique.

La philosophie de la chirurgie bariatrique a pour but de déjouer les mécanismes normaux de la digestion, en apportant les modifications nécessaires pour que la nourriture ne soit pas décomposée et absorbée d’une façon normale.

Cela entraîne une réduction de la quantité d’aliments absorbés, ce qui aide la personne souffrant de l’obésité à perdre du poids.

Il existe plusieurs techniques de la chirurgie bariatrique, dont notamment le Bypass, le mini-Bypass, la sleeve…

Quel intérêt de l’accompagnement en activité physique ?

Afin de renforcer son efficacité, la chirurgie bariatrique devrait être accompagnée d’un changement permanent dans les habitudes de vie.
L’accompagnement en activité physique présente plusieurs avantages dont notamment :
– Le maintien d’une masse musculaire qui préserve des performances athlétiques acceptables.

– Évite une éventuelle fatigue excessive ainsi que certaines carences nutritionnelles.

– Apporte un certain réconfort psychologique pour le patient qui sera protégé contre certaines répercussions psychologiques néfastes dues au changement spectaculaire d’apparence.

En quoi consiste l’accompagnement en activité physique ?

Il s’agit d’une discipline qui consiste à utiliser certaines activités athlétiques et artistiques dans le but de réduire ou d’éviter l’apparition de certains problèmes de santé ou encore pour des fins d’insertion sociale.
Cette discipline aide le patient à cerner au mieux sa maladie, ce qui l’aide par la suite à bien gérer son quotidien, tout en améliorant sa santé.

Accompagnement en activité physique adaptée et chirurgie bariatrique

Il est important de respecter 4 étapes dans le processus d’accompagnement en activité physique adaptée dans la chirurgie bariatrique.
1- Avant la chirurgie : Le but principal étant de maintenir un mode vie sain pour le patient, tout en augmentant sa masse musculaire avant l’intervention chirurgicale.

2- La phase post-chirurgie précoce : Elle commence à J+1 de l’intervention chirurgicale et consiste à faire de la marche. Le patient doit être accompagné d’un coach en APA qui aura la lourde tâche de l’aider à retrouver une certaine fraîcheur physique.
3- La phase post-chirurgie précoce tardive : Elle débute à J+10 de l’intervention chirurgicale et vise à accélérer l’activité physique afin de préserver la masse musculaire.

4- La phase activité physique autonome : Elle débute généralement après 18 mois de l’intervention chirurgicale et vise à atteindre une activité physique régulière et permanente.

Quelles précautions à prendre en considération ?

Il est important de prendre certaines précautions avant de procéder à l’activité physique adaptée à savoir :
– Prendre le feu vert du médecin qui détermine certains points à respecter notamment pour les patients souffrant du diabète, de l’asthme…
– L’accompagnent devrait être assurée par un professionnel capable de tracer un programme d’activité physique sur et sans risque.
– Opter pour une activité physique modérée, tout en respectant les phases de récupération nécessaires.
– Adopter un programme de pratique physique progressif et pour une période de 3 jours par semaine.
– Se munir des supplémentations en glucides pour éviter une éventuelle hypoglycémie inhérente, tout en respectant une bonne hydratation.